Modèle relationnel - Cours Spé Systèmes d’Information de Gestion - Terminale STMG

Modèle relationnel - Cours Spé Systèmes d’Information de Gestion - Terminale STMG

digiSchool Bac STMG met à votre disposition ce cours de Spécialité Systèmes d'Information de Gestion de Terminale STMG, rédigé par notre professeur, sur le chapitre "Modèle relationnel" de la partie "Comment peut-on produire de l'information ) partir de données contenues dans une base ?".

Vous vous intéresserez tout d'abord à ce qu'est une base de données, puis vous étudierez le modèle relationnel à travers le schéma relationnel, l'attribut, la clé primaire, la clé étrangère et la dépendance fonctionnelle. Par la suite, vous verrez quelles sont les contraintes, notamment la contrainte de clé et la contrainte d'intégrité de domaine.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de Spé SIG pour le Bac STMG sur le modèle relationnel.

Modèle relationnel - Cours Spé Systèmes d’Information de Gestion - Terminale STMG

Le contenu du document


INTRODUCTION

Les technologies de l’information et de la communication contribuent pour une large part à accompagner l’organisation et ses acteurs, en mettant à leur disposition des informations pertinentes pour leurs activités.

L’augmentation exponentielle des performances des outils numériques permet de stocker de plus en plus de données significatives de l’activité d’une organisation, rendant de plus en plus difficile leur exploitation.  Une base de données relationnelle est l’un des moyens de mettre à disposition des acteurs d’une organisation des données structurées correspondant aux informations dont ils ont besoin.

La production d’informations à partir du contenu d’une base de données passe par une maîtrise du modèle de représentation choisi.

Il s’agit d’abord de donner du sens à un ensemble de données structurées avant de pouvoir produire de nouvelles informations.


LA BASE DE DONNEES

Une base de données est un ensemble organisé de données, stocké sur un support informatique. Les bases de données sont intégrées dans des applications comportant des modules de traitement et des interfaces d’accès.

Une base de données met principalement en œuvre la fonction de mémorisation du système d’information, mais la façon dont elle est organisée conditionne également les fonctions d’acquisition et de transformation (pour produire de nouvelles informations).


Exemple :

A priori une donnée doit être mémorisée si elle est susceptible de n’être utilisée qu’ultérieurement à son acquisition ou d’être réutilisée.

Avec le temps, la fonction de mémorisation des SIG s’est développée marquant l’extension des SIG d’un rôle opérationnel à un rôle de pilotage et décisionnel.


Par exemple : lors du passage en caisse dans un supermarché, il y a acquisition des données sur les produits achetés afin de les facturer (immédiatement) et de mettre à jour les stocks. C’est l’apport opérationnel du SIG et, ici surtout de sa composante technologique. Ces données sur les produits vendus pourraient ne pas être mémorisées mais le supermarché se priverait alors de pouvoir les agréger, et ainsi de produire des données statistiques sur ses ventes, susceptibles de l’aider à définir sa politique commerciale.


LES BASES DE DONNEES DES SIG

Une organisation dispose en général de plusieurs bases de données liées à ses différentes applications couvrant ses différents domaines (gestion des ressources humaines, logistique, gestion commerciale…) Les PGI (progiciels de gestion intégrés) tendent à fédérer ces domaines autour d’une application unique (avec des modules) et d’une base de données unique.


Exemple :

  • Une bibliothèque maintient une liste de membres, de livres… ces données sont toutes en relation
  • Une société maintient des informations sur ses salariés, ses produits, ses stocks…

Les bases de données sont bien souvent partagées en réseau entre plusieurs utilisateurs afin de permettre :

  • L’acquisition des données par différents utilisateurs dans leur métier
  • La mémorisation d’un ensemble des données concernant un domaine
  • La transformation par les différents utilisateurs selon leurs besoins
  • La diffusion des « bonnes » informations aux « bons » utilisateurs au « bon » moment


L’ORGANISATION DES BASES DE DONNEES

Il existe plusieurs modèles d’organisation des bases de données, mais la plus répandu est le modèle relationnel.

Les logiciels permettant de gérer de telles base sont des SGBDR : système de gestion de bases de données relationnelles. Comme par exemple : Microsoft Access, Open Office/libre Office Base, MySql, PostGreSQL, Oracle…

Les étapes de la conception et d’administration d’une base de données consistent à :

  • Définir les besoins de l’organisation (et donc des futurs utilisateurs)
  • Recenser et caractériser les données permettant de répondre à ces besoins (établir un dictionnaire des données)
  • Mettre en évidence les liens entre ces données afin d’organiser la base de données selon un schéma relationnel qui respecte les règles du modèle relationnel
  • Implanter sous un SGBDR la base de données correspondant au schéma relationnel
  • Définir les utilisateurs et leurs droits


Le principe « essentiel d’organisation des bases de données relationnelles est la non-redondance des données : chaque donnée n’est saisie et stockée qu’une seule fois, ce qui permet un gain de temps, limite les risques d’erreur, réduit le volume de stockage et facilite le traitement.

Il est fréquent d’apprendre à organiser des informations sous forme de tableau. Une base de données peut être vue non pas comme un grand tableau car il n’y aurait pas assez de deux dimensions, mais comme un ensemble de tableaux (appelés tables) liés entre eux. Selon la dimension du domaine géré, la base peut comporter de quelques tables à plusieurs centaines, voire milliers dans des PGI (Progiciels de gestion intégrés).

Chaque table concerne un groupe homogène de données représentant des « objets » réels (clients, fournisseurs, produits…) ou abstraits (catégorie, vente…). Chaque ligne d’une table, appelée enregistrement, concerne un « membre » de ce groupe (client précis, un fournisseur, une vente…

LE MODELE RELATIONNEL

Le modèle relationnel définit le mode de structuration d’une base de données et ses règles de manipulation. Il permet la représentation de la réalité d’une organisation et de son environnement sous la forme d’un schéma relationnel.


LE SCHEMA RELATIONNEL

Un schéma relationnel est donc l’abstraction de liens entre des objets physiques (des clients, des fournisseurs, des produits, des assurés…) ou abstraits (des commandes, des livraisons, des règlements, des assurances, des accidents, etc.) du monde réel.

Chaque objet ou lien entre des objets est représenté sous la forme d’une relation constituée d’attributs.


Exemple :

Un produit est représenté par une référence, un libellé, une quantité disponible et un prix.

Chaque produit présent dans l’organisation fait l’objet d’un n-uplet dans cette relation, c’est-à-dire une valorisation des différents attributs représentant une assertion (il y a 20 exemplaires disponibles du produit de référence 215, de libellé « tablette numérique » coûtant 450€).

Schéma relationnel - Cours Spécialité SIG Terminale STMG

L’ATTRIBUT

Un attribut représente une caractéristique d’un objet physique (le nom du client) ou abstrait (le montant d’un règlement, le numéro d’une assurance) ou d’un lien entre des objets (la quantité commandée d’un produit) présent dans une relation.

Il prend une valeur dans un ensemble de valeurs possibles appelé un domaine.


Exemple :

Le nom d’un client est une chaine de caractères, le montant d’un règlement est une valeur monétaire, le type de règlement en ligne prend une valeur parmi un ensemble de valeurs (comme « carte bancaire », « chèque », « paypal », « carte prépayée ») et le code d’un établissement scolaire prend une valeur toujours constituée de 7chiffres suivie d’une lettre.


LA CLE PRIMAIRE

La clé primaire est un attribut ou la combinaison minimale de plusieurs attributs permettant de repérer un n-uplet de façon unique dans une relation.


Exemple :

Connaissant la référence d’un produit on peut en déduire sans ambiguïté possible son libellé, son prix et la quantité disponible en stock.

Clé primaire - Cours Spécialité SIG Terminale STMG


LA CLE ETRANGERE

La clé étrangère est un attribut d’une relation qui exprime une règle de gestion en faisant référence à la clé primaire d’une autre relation.


Exemple :

Ainsi, exprimer qu’une commande est passée par un client consiste à placer dans la relation COMMANDE un attribut faisant référence à la clé primaire présente dans la relation CLIENT.

Clé étrangère - Cours Spécialité SIG Terminale STMG


LA DEPENDANCE FONCTIONNELLE

Les notions de clé sont indissociables de la notion de dépendance fonctionnelle qui exprime un lien fort entre deux attributs : la connaissance d’une valeur du premier implique la connaissance d’une valeur unique du second.


Exemple :

Ainsi lorsqu’on connait la référence d’un client on connait son nom mais il n’est pas possible d’en déduire le numéro d’une commande qu’il a passée (car il a pu en passer plusieurs). Si on connait le numéro d’une commande, on peut en déduire sans ambiguïté la référence du client qui l’a passée, mais pas la référence d’un produit commandé (car il peut y en avoir plusieurs).


La notion de dépendance fonctionnelle permet ainsi de regrouper tous les attributs qui caractérisent un objet (comme un client, une commande) ou un lien entre objets (comme une ligne de commande) du système d’information de façon la plus structurée possible afin d’éviter tout risque d’ambiguïté ou d’erreur.


LES CONTRAINTES

Une base de données représente l’implantation d’un schéma relationnel sous formes de tables, dont la mise à jour et l’exploitation sont réalisées à l’aide d’un système de gestion de bases de données. Chaque table correspond à une relation, chaque ligne (ou enregistrement) d’une table correspond à un n-uplet d’une relation, chaque colonne (ou champ) correspond à un attribut.

C’est donc une façon de revenir à une représentation numérique concrète d’une réalité sans oublier qu’il ne s’agit pas toujours que d’une représentation : comme une carte routière, une base de données reste une abstraction de la réalité, plus ou moins fidèle, comme il est possible de le vérifier après s’être perdu en suivant les informations proposées par un GPS.

Un système de gestion de base de données, fournit les moyens de vérifier automatiquement la cohérence des données d’un base de données avec son schéma relationnel.


CONTRAINTE DE CLE

La contrainte de clé (ou de relation) permet de vérifier que deux lignes ne peuvent être identifiées pas une même valeur de clé primaire (deux clients ne peuvent avoir le même identifiant, il ne peut pas y avoir deux fois le même produit dans une même commande) et qu’un objet est toujours identifié (un client doit posséder un identifiant, il ne peut pas y avoir une ligne de commande ne concernant pas un produit).


CONTRAINTE D’INTEGRITE DE DOMAINE

La contrainte d’intégrité de domaine permet d’interdire à un attribut de prendre une valeur incorrecte : le montant d’un règlement doit être numérique, le mode de règlement en ligne ne peut pas être « espèces », etc.


CONTRAINTE D’INTEGRITE REFERENTIELLE

La contrainte d’intégrité référentielle (ou de clé étrangère) permet de vérifier la cohérence des règles de gestion exprimées par un clé étrangère : lorsqu’une clé étrangère a une valeur, cette valeur fait obligatoirement référence à une valeur de la clé primaire en référence. Une commande concerne toujours un client, un règlement fait toujours référence à une facture, une livraison à une commande, etc.

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