Architecture, organisation et régulation d'internet - Spé Systèmes d'Information de Gestion - Terminale STMG

Architecture, organisation et régulation d'internet - Spé Systèmes d'Information de Gestion - Terminale STMG

Ce chapitre de Spécialité Systèmes d'Information de Gestion niveau Terminale STMG concerne l'architecture, l'organisation et la régulation d'internet. Cette partie est issue du thème "Comment les technologies répondent-elles aux besoins de collaboration ?"

Dans la première partie de ce cours de Spé SIG, vous étudierez l'intérieur d'un réseau, puis vous vous intéresserez aux architectures logiques, à savoir l'architecture client et serveur, le point de connexion et les supports de communication. Vous verrez également l'étendue géographique des réseaux, la régulation des pratiques sur internet au niveau mondial, européen, national et dans les organisations.

Téléchargez gratuitement ce cours de Spé Systèmes d'information de gestion ci-dessous intitulé "Comment les technologies répondent-elles aux besoins des collaborateurs ? : Architecture, organisation et régulation d'internet"

Document rédigé par un prof Architecture, organisation et régulation d'internet - Spé Systèmes d'Information de Gestion - Terminale STMG

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L’INTERIEUR D’UN RESEAU

Le commutateur (ou switch) est un matériel d’interconnexion d’éléments du réseau (doté de ports). Il ne transmet les données reçues qu’au port de destination (après identification par son adresse MAC : couche 2 du modèle OSI).

Ce rôle de « multiprises » réseau ne nécessite pas de carte et donc d’adresse réseau (IP et MAC) pour cet équipement. Mais il existe des commutateurs programmables, afin de pouvoir gérer au sein d’un même commutateur des réseaux logiques indépendants (appelé VLAN pour Virtual LAN). 

Cela permet d’obtenir des avantages en termes d’efficacité et de sécurité.

De manière générale, la connexion d’équipements à un même commutateur n’assure pas qu’ils puissent communiquer en réseau, cela relève de la configuration logique (logicielle). 

Intérieur d'un réseau : connexion d'équipements - Cours Spé SIG Bac STMG


LES ARCHITECTURES LOGIQUES

L’architecture logique décrit une « répartition des tâches » au sein du réseau. Les deux principales sont : 

  • Pair-à-pair (Peer-to-Peer ou P2P) : tous les postes sont égaux et partagent (ou non) des données et des périphériques : ils sont à la fois client et serveur.
  • Client-serveur : les postes clients demandent (selon leurs droits) l’exécution de services au(x) serveur(s) qui centralise(nt) des ressources.


L’architecture client - serveur s’est généralisée car elle permet de cumuler les avantages de : 

  • La centralisation des ressources : unicité et cohérence des données, maintenance facilitée, sécurité renforcée, …
  • L’accès décentralisé (multiple et sans « déplacement ») aux ressources pour les utilisateurs concernés


L’ARCHITECTURE CLIENT ET SERVEUR 

Une application est dite client-serveur si elle est conçue pour partager son fonctionnement (interface, traitement, données) entre un ou des logiciels serveurs et un ou des logiciels clients : 

  • Un client est un logiciel qui émet des requêtes auprès d’un serveur (demande de services)
  • Par extension, on parle de poste client pour désigner une machine qui exécute un logiciel client dans le cadre d’une application client-serveur.
  • Un serveur est un processus logiciel qui attend une requête d’un logiciel client et délivre un service en retour.
  • Par extension, on parle de poste serveur pour désigner des machines qui héberge et exécute un logiciel serveur. Cela s’explique parce qu’en pratique, les serveurs sont hébergés par des portes aux caractéristiques spécifiques (carte réseau performance, mémoire…) et un même poste peur exécuter plusieurs logiciels serveurs.


En pratique, un poste peut donc être à la fois (et plusieurs fois) un client et serveur selon les logiciels qu’il exécute.

Il existe de nombreux types de serveurs (et donc de clients) : 

  • Un serveur web : délivre des ressources (pages HTML…), via le protocole HTTP, à un client web (navigateur).
  • Un serveur d’application : exécute des applications et en transmet les résultats et interfaces aux clients,
  • Un serveur de données : exécute un moteur d’exécution d’un SGBD (le poste serveur associé héberge souvent les fichiers de base de données gérées par ce SGBD).
  • Un serveur de fichier :  permet de partager (télécharger ou téléverser) des fichiers (via un protocole adapté dont FTP)
  • Un serveur de messagerie électronique :  permet la transmission de messages (utilisant généralement les protocoles SMTP, POP et/ou IMAP).
  • Un serveur d’impression : permet de partages des imprimantes en réseau
  • Un serveur d’authentification : centralise les éléments d’identification des utilisateurs (annuaire) sur un réseau…


Une infrastructure informatique désigne l’ensemble des matériels (postes, éléments d’interconnexion,) nécessaires à la mise en œuvre des applications (aspect usage).


LE POINT DE CONNEXION : LA CARTE RESEAU

La carte réseau est un ensemble de composants électroniques dont doit être pourvu tout équipement (ordinateur, imprimantes…) qui veut s’interconnecter à un réseau.

Toute carte réseau est dotée d’une adresse physique, l’adresse MAC (Médi Access Control), permettant de l’identifier de façon certaine puisque cette adresse est unique au monde, attribuée en usine par son constructeur (garantissant l’unicité de l’adresse).

A cette adresse MAC sera associée une adresse logique, l’adresse IP, paramétrable. 

Par défaut, toute carte réseau possède en supplément l’adresse IP 127.0.0.1 (dite de boucle locale) qui permet de tester son fonctionnement.


LES SUPPORTS DE COMMUNICATION

Entre les différents éléments du réseau, des supports de communications sont nécessaires. Ils sont de deux types : 

Supports de communication réseau - Cours Spé SIG Bac STMG

Le débit de la communication sur un réseau dépend à la fois de ceux des cartes réseaux et des supports de communication. Le débit obtenu étant celui du plus « lent » des éléments. Les débit d’expriment généralement en Mbit/s (mégabits par seconde : millions de bits par seconde : 1 Mo = 8 Mégabits.)


L’ETENDUE GEOGRAPHIQUE DES RESEAUX

Les réseaux sont classés selon leur étendue géographique. Cela a une incidence directe sur les supports de communication à mettre en place : 

  • Un réseau personnel (PAN : Personnal Aera Network) relie des appareils électroniques personnels
  • Un réseau local (LAN : Local Aera Network ou RLE : réseau local d’entreprise) connecte en réseau des équipements situés dans un même ensemble de bâtiments à proximité.
  • Un réseau distant (WAN : Wide Aera Network ou réseau étendu) interconnecte des LAN situés sur des sites éloignés à l’aide de lignes téléphoniques privées.
  • Internet (Interconnected networks) est la plus étendu des WAN puisqu’il interconnecte, à l’échelle mondiale, un ensemble de LAN et WAN dont chacun choisit de rendre disponible une part de ses informations et ressources.


L’infrastructure réseau à domicile est un PAN (personal area network), c’est-à-dire un réseau personnel qui par l’intermédiaire d’un box qui fait office de routeur, permet un accès internet et quelques fonctionnalités réseau. On y retrouve une fonction Wifi qui permet une connexion sans fil d’appareils mobiles et un protocole DHCP qui permet l’adressage des matériels dans le réseau. 

Dans le cadre d’un réseau LAN ou plus étendu, le principe est le même, les matériels possèdent une adresse, s’interconnectent entre eux grâce à des éléments tels que les commutateurs (switchs) et les routeurs et les liaisons peuvent être filaires ou Wifi. Cependant, il faut administrer (avec des serveurs) les réseaux de plus grande importance afin de mettre en place des protocoles (des règles d’échanges) plus élaborés.

La communication entre les couches

Les données émises « descendent » chacune des couches au niveau de la machine émettrice.

A chaque couche traversée, une information nécessaire à sa transmission est ajoutée au paquet de données : c’est l’encapsulation.

Sur la machine réceptrice, des informations encapsulées sont lues et utilisées à chacune des couches « remontées ». A l’issue de cette désencapsulation, les données sont reçues à l’identique de leur état initial.

Les protocoles de la couche application sont utilisés dans des architectures client-serveur (le protocole sert à la communication entre le client et le serveur).

La dépendance des organisations envers leur SI nécessite de protéger l’actif immatériel qu’il constitue, notamment face à des risques nouveaux liés aux évolutions techniques rapides et à son ouverture croissante.


LA REGULATION

La sécurisation du SI doit être une démarche d’amélioration continue. Elle comporte des aspects : organisationnels, technologiques et humains.

Ce dernier aspect ne doit pas être négligé car l’humain constitue souvent le maillon faible de la sécurité (erreurs…). Cela implique la sensibilisation et la formation des utilisateurs et cela passe par la création d’une charte d’usage. A portée interne, elle énumère les droits et devoirs (interdictions, obligations, restrictions) des utilisateurs et rappelle les différentes lois en vigueur dans ce domaine.

Le cadre de production et d’application du droit national est remis en cause par Internet du fait de son caractère international, son architecture décentralisée, ses activités dématérialisées…


Afin de réguler au mieux les pratiques sur Internet, une gouvernance à été mise en place.

Elle permet de contrôler : 

L’élaboration et l’application par les Etats, le secteur privé, et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler, l’évolutions et l’usage d’Internet ». (Définition du Sommet Mondial de la société de l’information sous l’égide de l’IUT, l’Union Internationale des télécommunications de l’agence de l’ONU)


Au niveau mondial

Le caractère mondial du réseau a exigé une régulation technique dans un but d’harmonisation.

Différents organismes régulent Internet : 

  • Les infrastructures avec l’IETF (Internet Engineering Task Force qui réunit des groupes informels de travail ouverts à tous) dont fait partie l’IAB (Internet Architecture Board sous la tutelle de l’ISOC).
  • Le développement logiciel avec principalement le W3C (World Wide Web Consortium fondé en 1994), un organisme non lucratif qui émet des recommandations ayant de fait valeur de standards).


Les RFC (Request for comments : demande de commentaires) sont des documents officiels numérotés décrivant des aspects techniques d’internet depuis 1969.

Les brouillons (drafts) proposés par des experts techniques sont soumis à l’IETF qui peut, en cas d’intérêt, créer un groupe de travail consacré à la rédaction d’une RFC (nouvelle ou de remplacement). Chacune étant classée en « obligatoire », « recommandé », « facultative », « limité » ou « non recommandé ».


Bien que mis en œuvre aux Etats-Unis, l’Internet a semblé vivre d’abord dans une ère d’autorégulation. Son essor mondial a conduit les Etats à s’impliquer pour y introduire une régulation juridique afin de conserver un équilibre et une liberté nécessaires pour le développement de la société de l’information.


Deux organismes ont joué un rôle important dans cette régulation : 

  • l’ISOC (Internet Society) association de droit américain à vocation internationale créée en 1992 par les pionniers de l’Internet ce qui lui donne une autorité morale et technique.
  • l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) est une organisation internationale sans but lucratif qui gère à travers l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority) les plages d’adresses IP, les noms de domaines (sa principale source de revenus) de premier niveau et nationaux et les serveurs racines DNS.


Aux niveaux européen et national

L’union européenne agit en faveur de l’harmonisation des droits nationaux européens. Outre des textes spécifiques à l’économie numérique sont concernés des textes sur le commerce, la propriété intellectuelle, la sécurité… 


Dans les organisations

L’usage d’Internet (et des TIC) dans les organisations est régulé par une charte interne et des règles de conduite et de politesse telles que la nétiquette


LA NEUTRALITE DU NET

La neutralité du Net désigne l’égal accès des internautes à tous les contenus, services et applications du Web à des fins de liberté d’expression et d’innovation. 

La neutralité du Net est un principe fondateur d'Internet qui garantit que les opérateurs télécoms ne discriminent pas les communications de leurs utilisateurs, mais demeurent de simples transmetteurs d'information.

Ce principe permet à tous les utilisateurs, quelles que soient leurs ressources, d'accéder au même réseau dans son entier. 


Le législateur est en charge de garantir la neutralité du Net. 

  • Les opérateurs doivent être sanctionnés s'ils discriminent de manière illégitime les communications Internet, que ce soit en fonction de la source, du destinataire ou de la nature même de l'information transmise. 
  • Seuls les utilisateurs d'Internet en mesure de payer un accès privilégié pourront bénéficier des pleines capacités du réseau.
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