Fiche de révision : Les échanges - Philosophie - Terminale STMG

Fiche de révision : Les échanges - Philosophie - Terminale STMG

Consultez gratuitement cette fiche de révision sur les échanges, chapitre au programme de philosophie de Terminale STMG.

Révisez facilement et efficacement la notion d'échanges en philosophie grâce à cette fiche de révision rédigée par notre professeur de philosophie. Vous y touverez les notions essentielles à retenir, les auteurs à connaître, quelques citations sur les échanges, ainsi que les thèmes qui peuvent servir à construire des problématiques et les sujets possibles.

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NOTIONS À MAITRISER SUR LES ECHANGES

L’échange est une notion très riche possédant de nombreuses composantes. Les choses auxquelles il s’applique, tout comme les modalités dont il relève sont particulièrement variées. On notera que les enjeux et les conséquences des échanges sont d’une importance capitale chez l’homme  

Toutes sortes de choses peuvent être échangées, qu’elles soient matérielles (les biens) ou immatérielles (des services, des mots, des idées, des coups, des sentiments, des regards, etc.). Un échange peut s’opérer entre les deux (un bien contre un service par exemple). 

On dit que l’homme est un être social parce qu’il y a chez lui comme une nécessité d’échanger. C’est qu’il ne se suffit pas à lui-même de manière individuelle, et ce sur différents plans : 

  • Sur le plan des besoins physiologiques : besoins vitaux (se nourrir, se vêtir, etc.)
  • Sur le plan sentimental, affectif ou sexuel : philanthropie, nécessité de se reproduire, souffrance provoquée par la solitude ou l’autarcie.  
  • Sur le plan intellectuel : communiquer, échanger, apprendre, débattre, etc. 

 

Lorsque l’on prend part à un échange, on perd quelque chose, et l’on gagne autre chose de différent en retour ou en contrepartie. Échanger deux choses identiques n’aurait aucun intérêt, c’est pourquoi la notion de différence précède celle d’échange. Pour échanger avec quelqu’un, il faut que celui possède quelque chose qui nous fait défaut et à travers lequel il marque sa différence : un bien, un talent, un trait culturel, un savoir, etc. Mais cette différence se prolonge au-delà de l’échange : perdre et gagner quelque chose nous transforme, d’une manière ou d’une autre. On aurait ainsi tort de résumer les échanges à de simples processus de dons (don et contre-don, considérés comme la première forme d’échange). 


On peut distinguer deux types d’échanges économiques : 

  • Le troc, qui consiste à échanger une chose contre une autre, en fonction des besoins. C’est alors l’utilité immédiate des choses qui motivent l’échange. Le problème du troc est de ne pas reposer sur une mesure de valeur universelle. 
  • La monnaie facilite les échanges en rendant les choses, matérielles ou immatérielles, commensurables : elle attribue une valeur selon une unité de mesure commune. La monnaie à cependant des limites : d’une part, la quantification d’un bien demeure ardue, d’autre part de moyen elle devient une fin, motivée par l’accumulation de richesse (perversion qu’Aristote nomme chrématistique). 

 


Les échanges jouent ainsi un rôle essentiel dans l’histoire de la civilisation : l’échange de savoir et de pratiques permet à une nouvelle génération de ne pas partir de zéro, mais de prolonger les précédentes, de ne pas répéter les mêmes erreurs (même si cela ne marche pas toujours…). Le progrès n’existerait pas sans la transmission, autrement dit l’enseignement, l’éducation. 


LES AUTEURS À CONNAITRE

PLATON

La société, entendue comme communauté d’individus en interactions, prend racine dans les échanges. En effet, c’est parce que les hommes ne peuvent assumer solitairement l’ensemble de leurs besoins qu’ils entreprennent de se regrouper. Ainsi, selon les compétences de chacun, ils se partagent les tâches, pour ensuite échanger le fruit de leur travail respectif. 


HUME

De manière générale, un animal possède les capacités nécessaires pour subvenir à l’ensemble de ses besoins, ce qui n’est pas le cas chez l’homme. Mais ce défaut de nature s’efface lorsque les hommes se rassemblent : une partie de leurs besoins étant assurée par le travail des autres, ils peuvent alors se concentrer sur une tâche en particulier, dont ils partageront à leur tour le résultat. C’est tout l’avantage de la société : « Par la conjonction des forces, notre pouvoir est augmenté. Par la répartition des tâches, notre compétence s’accroît. Et par l’assistance mutuelle, nous sommes moins exposés à la fortune et aux accidents. »


KANT

Chez Kant, les échanges sont essentiels pour l’humanité. Ainsi, l’homme ne peut réaliser pleinement sa vraie nature autrement que dans le rapport avec autrui. D’où le rôle essentiel de l’éducation. Mais le rapport à autrui n’est pas uniquement de l’ordre de l’écoute : il faut savoir aussi confronter sa pensée à celle des autres, la mettre à l’épreuve. Une pensée riche et libre, même individuelle, prend sa source dans le collectif.  


ARISTOTE

Répondant aux limites du troc, la monnaie a pour fonction de donner une mesure commune aux choses. C’est d’abord un outil, un moyen de faciliter les échanges. Le problème est que ce moyen est détourné, et commence à constituer une fin : on accumule alors l’argent pour une valeur qu’il n’a pas réellement, et les biens eux-mêmes non plus selon leur utilité, mais selon leur valeur marchande (exemple moderne : posséder des actions d’une société). 


ROUSSEAU

Certaines choses ne peuvent ou ne doivent pas être échangées. C’est le cas par exemple de la liberté. Alors que pour Hobbes, l’homme en société doit accepter d’abandonner sa liberté pour prétendre à la sécurité, Rousseau tempère les choses. L’homme abandonne certes une forme de liberté, mais en gagne une autre en retour : celle dont les règles (les lois) sont précisément fixées par la communauté. Ce n’est qu’à travers le respect de ces règles que la société peut être égalitaire. 


CITATIONS SUR LES ECHANGES

Platon, La république

« Selon moi, la cité se forme parce que chacun d’entre nous se trouve dans la situation de ne pas se suffire à lui-même, mais au contraire de manquer de beaucoup de choses. »

L’incapacité de l’homme à subvenir à ses besoins l’amène assez naturellement à se regrouper. Platon y devine l’origine de la société. 


Hume,  Traité de la nature humaine

« Il semble, à première vue, que de tous les animaux qui peuplent le globe terrestre, il n’y en ait pas un à l’égard duquel la nature ait usé de plus de cruauté qu’envers l’homme : elle l’a accablé de besoins et de nécessités innombrables et l’a doté de moyens insuffisants pour y subvenir. »

Ce qui distingue l’homme des autres animaux de la nature, c’est une impossibilité de subvenir à l’ensemble de ses besoins par le biais de ses seuls moyens individuels. 


Rousseau, Contrat social

« Ce que l’homme perd par le contrat social, c’est sa liberté naturelle et un droit illimité à tout ce qui le tente et qu’il peut atteindre ; ce qu’il gagne, c’est la liberté civile et la propriété de tout ce qu’il possède. »

Le contrat social organise la vie en communauté. A travers le contrat s’opère un échange : l’homme perd une partie de sa liberté (naturelle) mais obtient des choses fondamentales en retour, comme la propriété, la paix et une forme de liberté nouvelle (civile), fondée non pas sur l’individu mais sur le collectif. 


Kant, Que signifie s’orienter dans la pensée ?

« Penserions-nous beaucoup et penserions-nous bien, si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres qui nous font part de leurs pensées et auxquels nous communiquons les nôtres ? »

Contrairement, par exemple, à la liberté d’expression, on suppose que la liberté de penser est si personnelle qu’aucun pouvoir ne peut l’atteindre. Pourtant, elle repose aussi essentiellement sur les échanges : plus précisément, sur l’interaction avec la pensée des autres dont elle se nourrit. Pas de liberté de penser sans liberté d’expression. 


Aristote, Les politiques

« Une fois donc la monnaie inventée à cause des nécessités du troc, naquit une autre forme de chrématistique, la forme commerciale, qui se manifesta sans doute d’abord de manière simple, puis, l’expérience aidant, avec plus d’art en cherchant d’où et comment viendrait, par l’échange, le plus grand profit possible. » 

Avec l’arrivée de la monnaie, notre rapport à l’échange se complexifie. En effet, l’argent n’est plus simplement un moyen transitoire de faciliter les échanges, mais devient une fin en soi. On cherche à accumuler de la richesse pour elle-même. 


Turgot, Valeur et monnaie

« Dire qu’une chose vaut, c’est dire qu’elle est ou que nous l’estimons bonne à quelque usage. La valeur des choses est donc fondée sur leur utilité, ou ce qui revient encore au même sur l’usage que nous pouvons en faire. »

La valeur d’un bien ou d’un service repose sur l’usage qu’ils permettent. Cependant, les usages évoluant sans cesse, il ne faut pas considérer cette valeur comme absolue, mais bien comme relative. 


Kant, Réflexions sur l’éducation

« L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que l'éducation fait de lui. »

Les échanges sont des facteurs d’humanisation. Privé de rapports aux autres, l’homme ne peut pas complètement se réaliser. 


LES THÈMES QUI PEUVENT SERVIR À CONSTRUIRE LES PROBLÉMATIQUES SUR LES ECHANGES

En acte / en puissance : ce qui est en puissance représente un potentiel qui bien que présent, demande à être réaliser en acte (cf. la nature de l’homme, qui ne se réalise qu’à travers les échanges). 

Théorie/ pratique : la théorie, en tant que représentation de l’esprit, se heurte parfois à la réalité des faits (cf. la monnaie est un outil en théorie formidable qui révèle certaines dérives dans la pratique). 

Objectif/ subjectif : les données relatives à un objets sont objectives, elles sont perçues de la même manière par tous. Celles relatives à un sujet sont subjectives et ne concernent que lui (cf. la valeur que l’on attribue à un bien u un service peut avoir des composantes subjectives). 

Légal / légitime : ce qui est de l’ordre de la légalité, autrement dit de la loi, n’est pas toujours conforme à la morale, manquant alors de légitimité (cf. dans certains régimes politiques, on est forcé d’abandonner certaines choses (libertés, droits) qui nous paraissent essentielles). 

Absolu/ relatif : est absolue une valeur qui, quelle que soit la situation, ne souffre d’aucune variabilité qui la rendrait relative (cf. la valeur d’un bien est relative à son utilité). 


SUJETS POSSIBLES SUR LES ECHANGES

L’échange favorise-t-il le progrès ?

La monnaie facilite-t-elle les échanges ?

Les échanges favorisent-ils les rapports sociaux ?

N’échange-t-on que par intérêt ?

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