Mythes et héros / Mitos y heroes : Pablo Escobar et Fidel Castro - Espagnol - Terminale STMG

Mythes et héros / Mitos y heroes : Pablo Escobar et Fidel Castro - Espagnol - Terminale STMG

Nous vous proposons un cours d'Espagnol sur le thème "Mythes et héros / Mitos y heroes" au sujet de deux personnages importants qui sont Pablo Escobar et Fidel Castro. Ce cours de niveau terminale STMG vous est rédigé par notre professeur de Bac STMG.

Ce chapitre abordera dans un premier temps la définition de "mythe et héros" en rapport avec les problématiques proposées. Puis, vous découvrirez la biographie de deux personnages marquants de l'Histoire qui sont Fidel Castro et Pablo Escobar. Notre professeur a listé pour vous des mots et expressions de vocabulaire à connaître pour maîtriser ce thème.

Vous pouvez télécharger ce cours sur Pablo Escobar et Fidel Castro, faisant parti du thème "Mythes et héros / Mitos y heroes" du programme de terminale STMG ci-dessous.

Mythes et héros / Mitos y heroes : Pablo Escobar et Fidel Castro - Espagnol - Terminale STMG

Le contenu du document

 

Pour l’épreuve d’expression orale du baccalauréat en espagnol, tu vas devoir développer une notion étudiée dans l’année (Mythes et héros, Espaces et échanges, Idée de progrès, Lieux et formes du pouvoir : Mitos y héroes, Espacios e intercambios, Idea de progreso, Lugares y formas del poder). Les thèmes abordés en classe peuvent être de natures très variées, et les professeurs sont plus ou moins libres d’étudier les notions selon les axes de leurs choix, suivant leurs affinités bien souvent, mais évidemment, ils restent toujours en rapport avec les exigences du programme de Terminale. En étudiant cette fiche, tu auras des arguments et exemples précis pour répondre à des problématiques telles que ¿Cuál es el riesgo de contar con figuras carismáticas ?  (Quel est le risque de compter sur des personnages charismatiques ?) ou encore ¿Dónde se sitúa el límite entre el héroe y el anti-héroe? (Où se trouve la limite entre le héros et le anti-héros ?) grâce à deux portraits de grands personnages emblématiques de XXème siècle : Pablo Escobar, le célèbre narco trafiquants colombien responsable de la mort de milliers de personnes mais qui donna tant aux pauvres, et Fidel Castro, grand libérateur de Cuba durant la dictature de Batista, mais puissant dictateur à son tour durant plus d’un demi-siècle.

Tu trouveras aussi une liste de vocabulaire qui pourrait te servir à préparer ta synthèse de notion, et un quizz qui te permettra de tester tes connaissances sur le sujet.

I. Définition de Mythes et Héros en rapport avec les problématiques proposées

Les mythes et les héros font partie de notre quotidien et de notre identité commune. Toutes les sociétés ont évolué et continuent à évoluer avec des histoires mythiques, des figures mythiques, qu’elles soient réelles ou fictives, et des figures héroïques, ou au contraire, des anti-héros.

Un mythe peut être une histoire réelle ou non, mais toujours porteuse d’un message, d’une morale. Une personne par son histoire personnelle peut aussi devenir un mythe, bien malgré elle la plupart du temps. Enfin un héros est un personnage réel ou de fiction admiré pour ses actions, courageuses et vertueuses en général. En opposition à l’image du héros, nous pouvons parfois aussi croiser la route d’un personnage très charismatique qui par certains aspects de sa personnalité a tout du héros, mais qui est double face, et peut être aussi mauvais et cruel qu’il a été louable : le antihéros.

Ici nous nous intéresserons à la figure de cet antihéros et nous nous demanderons comment une personne dotée de toutes les qualités qui en auraient fait quelqu’un d’exemplaire peut franchir la limite et se transformer en un ennemi public numéro un, et une personne redoutable de cruauté.

Los mitos y héroes forman parte de nuestra vida cotidiana y de nuestra identidad común. Todas las sociedades han evolucionado y siguen evlucionando con historias míticas, figuras míticas reales o ficticias, y figuras heróicas, o al contrario, anti-héroes.

Un mito puede ser una historia real o no, pero siempre portadora de un mensaje, de una moraleja. Una persona también puede convertirse en un mito por su historia personal, más a menudo a pesar suyo. Por fin, un héroe es un personaje real o de ficción admirado por sus acciones, valientes y vertuosas generalmente. En oposición a la imagen del héroe, tambien se pueden encontrar a personas muy carismáticas que por una parte tienen todas las cualidades de un héroe, pero por otra parte puede ser tan mala y cruel como loable.

Nos interesaremos en la figura de ese anti-héroe y nos preguntaremos cómo una persona con todas las cualidades de alguién ejemplar puede cruzar el límite y convertirse en el enemigo número uno, temible por tanta crueldad.

undefined

Pablo Escobar es conocido como el mayor narcotraficante de Colombia, pero también se implicó en el ámbito político de su país , y es considerado como uno de los criminales más sanguinarios del siglo XX ya que se le atribuye la responsabilidad de más de 10 000 asesinados. Pablo Escobar Gaviria (appelé « Patrón » plus tard) est né le 1er décembre 1949 à Rionegro, un petit village à environ 40km de Medellín en Colombie. Il est le troisième de sept enfants et a toujours été gâté, étant visiblement le préféré de sa mère.Très jeune, il montre une capacité à commander, et à gagner de l’argent coûte que coûte ; il louait des vélos ou des vieux comics, et de cette manière il pouvait avoir sa propre fortune.Adolescent, il s’associe à son cousin germain Gustavo Gaviria pour travailler dans une usine de pierres tombales. Ils commencèrent par faire du porte-à-porte pour vendre les pierres tombales aux personnes ayant perdu un proche, mais très vite ils trouvèrent un moyen bien plus efficace, bien qu'illégal pour gagner de l’argent : voler les pierres tombales dans des cimetières de riches et revendre à des receleurs. (Recicladores)En 1972, à seulement 22 ans, Escobar commence doucement le trafic de cocaïne car il comprend que l’exportation de cette drogue vers les États-Unis peut lui rapporter beaucoup d’argent. Et il ne se trompait pas puisqu’en 1974, deux ans après être entré dans l’empire de la drogue, il s’est fait un nom dans la contrebande, car il se charge lui-même d’emmener une partie de la cocaïne jusqu'aux États-Unis.En 1976 il agrandit son affaire en construisant ses propres laboratoires de fabrication de cocaïne. Et c’est cette année-là que se forme le Cartel de Medellín, une organisation dirigée par Pablo Escobar lui-même, et qui se divise en trois branches : la production, le transport, et la vente.À 29 ans, il contrôle 80% du trafic de drogue entre la Colombie et les Etats-Unis. Il est richissime, et tient alors la promesse qu’enfant il s’était faite à lui-même : « Si con 25 años no tengo un millón de pesos, me suicidaré. » (Si a 25 ans je n’ai pas un million de pesos, je me suiciderai)Après s’être enrichi avec la drogue, il s’est intéressé à un nouveau champ d’action : la politique. Son but était de légaliser, ou cacher d’une manière ou d’une autre ses affaires douteuses. Il s’employa donc à faire de bonnes œuvres comme construire des terrains de football ou des logements dans des quartiers défavorisés, mais le tout payé avec l’argent de la drogue.Ses actions, très populaires auprès des citoyens, sont mal vues par ses rivaux politiques qui l’accusent d’être populiste. Mais malgré cela, à 32 ans, il devient député adjoint à la Chambre des Représentants au Congrès colombien pour le parti Alternativa Liberal.Avec tant d’argent et tant de succès dans ses affaires, Escobar devient un personnage mythique autour duquel se fondent des légendes ; on raconte par exemple qu’il aurait un jour brûlé 2 millions de dollars pour réchauffer son fils. Mais ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il paya son domaine « La Hacienda Nápoles » 50 millions de dollars, et qu’il y fit construire un zoo.

undefined
Barrio Medellín sin tugurios. Quartier construit par Pablo Escobar.

Pablo Escobar a peut-être fait construire des logements dans des quartiers défavorisés, mais son histoire est aussi très sombre, car son succès et sa richesse étaient aussi importants que sa cruauté. En effet, avec son arrivée au pouvoir, il transforma la Colombie en un lieu marqué par le « narcoterrorisme » contre les juges, les fiscalistes, les policiers, les militaires et les politiques. Tous ceux qui s’opposaient au règne de la cocaïne mouraient assassinés par un « parrillero » (un passager de motard armé et qui élimine des cibles).Cette pratique s’est accentuée quand Escobar fut renvoyé du monde de la politique lorsque le Ministre de la Justice Rodrigo Lara Bonilla prouva le lien d’Escobar avec le monde du trafic de drogue, et qu’il se finançait grâce à l’argent de la drogue. Lara Bonilla avait certes raison, mais cela lui coûta la vie : il mourut en 1984 criblé de balles dans sa voiture.La violence de Pablo Escobar n’avait pas de limites ; en 1989 il ordonna qu’on fasse exploser un demi kilo de dynamite près du bâtiment du Département Administratif de Sécurité. Au total, 70 personnes perdirent la vie et il y eût plus de 500 blessés. Aussi, la même année, il fit exploser un avion en plein vol car il pensait qu’à son bord se trouvait César Gaviria, un candidat aux élections présidentielles. Ce dernier étant resté au sol, 110 personnes moururent, mais pas celle visée.La DEA des États-unis (La Drug Enforcement Administration est le service de police fédéral américain dépendant du Département de la Justice des États-Unis, chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants) a compté Escobar parmi les criminels les plus compliqués contre lesquels elle a dû lutter. Le 19 juin 1991, Pablo Escobar entra à « La Catedral », un bâtiment spécialement construit pour son emprisonnement (après négociations avec les forces de l’ordre), mais qui était tout sauf une prison ; en effet Escobar avait pour lui un gymnase, un terrain de football, plusieurs salles de jeux et même une cascade naturelle, sans compter le fait qu’il pouvait entrer, sortir, et faire des fêtes comme il le faisait à la Hacienda. Mais quand la presse découvrit cette histoire, la Gouvernement n’eût pas d’autre choix que d’annoncer qu’Escobar allait être transféré dans une vraie cellule. C’est ainsi que El Patrón s’enfuit, le 21 juillet 1992.Après son évasion, le gouvernement mit en place un groupe spécial avec plus de 500 hommes : El bloque de búsqueda, pour le retrouver. Après des mois de recherches et de surveillance permanente, c’est le 1er décembre 1993 que les autorités préparent une opération spéciale pour l’attraper de manière définitive.Le 3 décembre, alors qu’il entre en contact avec son fils, les autorités découvrent qu’il se cache avec son garde du corps Álvaro de Jesús Agudelo (alias El Limón) dans une villa dans la périphérie de Medellín.Escobar et El Limón ont tenté de s’échapper par le toit mais les policiers qui couvraient l’arrière ont tiré, et c’est ainsi que tous les deux sont morts. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, beaucoup ont pleuré Pablo Escobar à Medellín.

II. Fidel Castro

undefined
Fidel Castro

Fidel Alejandro Castro Ruz est né en 1926 et mort en 2016. C’était un révolutionnaire et un homme d’Etat cubain. En 1959, il a été le leader de la victorieuse Révolution cubaine contre la dictature de Fulgencio Batista, et il a tout de suite entrepris une politique socialisante avec la réforme agraire et l’expropriation des biens des compagnies nord-américaines. La pression des États-Unis, qui appuya en 1961 une tentative ratée d’invasion de l’île, amena Castro à radicaliser ses positions et solliciter l’aide de L’URSS, et bien que la crise des missiles (crisis de los misiles) de 1962 assurât la victoire de la Révolution, elle diminua aussi son indépendance, laissant ainsi le pays aliéné dans l’orbite soviétique.La mort de Fidel Castro a été un événement mondial et a provoqué un grand débat international sur son image de héros ou antihéros, et un événement d’une grande importance car Castro et sa Révolution, d’abord face au régime autoritaire et corrompu de Batista à Cuba, puis ensuite face à l’impérialisme interventionniste des USA en Amérique Latine, jouèrent un rôle important dans des moments clés de l’Histoire du XXème siècle. Ce qui est certain, c’est que l’annonce de la mort de Fidel Castro a inondé les médias du monde entier, et que son image et son parcours ont été les objets de grands reportages et analyses d’historiens, écrivains, penseurs, politiciens et journalistes. Tout ceci révèle la portée internationale de l’événement, avec des avis bien partagés en ce qui concerne les zones d’ombre et de lumière de ce personnage, qui, cette fois à l’unanimité, fait partie de l’Histoire Universelle.Le pire de Castro est l’héritage qu’il a laissé quant à la pénurie qui inonde la vie du peuple cubain (l’embargo des États-Unis a aussi joué un rôle dans cette pénurie), et l’absence de libertés et de démocratie. Surtout en des temps de changements sociaux et technologiques dans cette société nouvelle, ouverte au monde et à la communication, et de laquelle le peuple cubain est absent, en particulier la jeunesse cubaine.Fidel Castro était un symbole, une icône irremplaçable de la gauche révolutionnaire du vingtième siècle qu’il faut regarder avec les yeux de son époque, c’est à dire en pleine guerre froide, sous la pression du blocus et de l’embargo que les USA ont imposé uniquement à Cuba, et quand l’intervention nord-américaine en Amérique Latine a été brutale avec des coups d’État organisés depuis Washington dans divers pays comme l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, le Nicaragua, la Bolivie, le Paraguay, le Pérou, la République Dominicaine…etc… (Argentina, Chile, Uruguay, Nicaragua, Bolivia, Paraguay, Perú, República Dominicana), qui firent voir le jour à des régimes autoritaires et dans lesquels moururent et souffrirent sous la torture des millions de citoyens. Cette sombre période de l’interventionnisme nord-américain en Amérique Latine alimenta et justifia le mythe de Fidel Castro et de la résistance numantine (La résistance héroïque de Numance est devenue presque légendaire, au point qu'elle est entrée dans la langue espagnole. On parle de « résistance numantine » pour qualifier une résistance exemplaire.) de Cuba face à l’embargo de Washington.Mais Castro n’a pas su donner à son peuple et à son pays un dénouement heureux, et après sa mort, son successeur et frère Raúl Castro ne saura certainement pas le faire non plus, bien qu’en 2017 un changement politique radical soit sur le point de s’opérer, puisque des élections municipales vont avoir lieu, et quand s’ouvre la porte de la liberté, on ne peut plus la refermer. De plus, Raúl Castro a annoncé qu’il quitterait le pouvoir en 2018, cédant ainsi la place à la nouvelle génération. S’il tient sa promesse, nous serons en mesure de voir si Cuba commence à changer.

 

 

undefined
Fidel Castro à gauche et son frère Raúl à droite.

VOCABULAIRE

  • Un trafiquant de drogue : un narcotraficante
  • Sanglant : cruento/ sanguinario
  • Un assassinat : un asesinado
  • Gâté : mimado
  • Coûte que coûte : a toda costa 
  • Le cousin germain : el primo-hermano
  • Une usine de pierres tombales : una firma de lápidas
  • Voler : robar
  • Un cimetière : un cementerio
  • Un receleur :  un reciclador
  • La production : la producción
  • Le transport : el transporte
  • La vente : la venta
  • Légaliser : legalizar
  • Des affaires douteuses : Negocios sucios
  • De bonnes œuvres : obras caritativas
  • Un terrain de football : un campo de fútbol
  • Des logements : viviendas
  • Les quartiers défavorisés : los barrios desfavorecidos
  • Malgré cela : a pesar de ello
  • Un personnage mythique : un personaje mítico 
  • En revanche : en cambio
  • Un zoo : un zoológico
  • La cruauté : la crueldad
  • «narcoterrorisme » :  el narcoterrorismo
  • Les juges : los jueces (un juez)
  • Les fiscalistes : los fiscalistas
  • Les policiers : los policías
  • Les militaires : los militares
  • Les politiques : los políticos
  • Le trafic de drogue : el narcotráfico
  • Criblé de balles : acribillado
  • L’emprisonnement : el encarcelamiento
  • Une prison : una cárcel
  • Les recherches : las investigaciones
  • La surveillance : la vigilancia
  • Les autorités : las autoridades
  • Un révolutionnaire : un revolucionario
  • Un leader : un líder
  • La Révolution cubaine : la Revolución cubana
  • La dictature : la dictadura
  • La réforme agraire : la reforma agraria
  • L’expropriation : la expropiación
  • La crise des missiles : la crisis de los misiles 
  • L’indépendance : la independencia
  • Un événement mondial : un acontecimiento mundial
  • Un régime autoritaire et corrompu : un régimen autoritario y corrupto
  • L’impérialisme interventionniste : el imperialismo intervencionista
  • Ce qui est certain, c’est que : lo cierto es que
  • L’héritage : el legado
  • Quant à : en cuanto a
  • L’embargo : el embargo
  • La liberté : la libertad
  • La démocratie : la democracia
  • Un symbole : un símbolo
  • Une icône : un ícono 
  • La gauche révolutionnaire : la izquierda revolucionaria
  • Le blocus : el bloqueo
  • Tenir sa promesse : cumplir su promesa
Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac STMG le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac STMG

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac STMG

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?